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Info Coronavirus COVID-19 (mise à jour 20 juillet 2020)

Le point sur le coronavirus COVID-19

Le 11 mai a marqué une nouvelle étape dans la crise sanitaire que nous traversons depuis plusieurs mois. Alors que notre Région Bourgogne-Franche-Comté, et plus particulièrement notre Département du Doubs, ont été très impactés par la crise, cette date marque malgré tout l’amorce d’une reprise progressive et sécurisée de nos activités.

Dans le cadre de la stratégie de déconfinement et de lutte contre la propagation de l’épidémie de Covid-19, il est indispensable que tout patient qui pense avoir un symptôme évocateur de la maladie et qui ne présente pas de signe de gravité, puisse consulter dans les meilleurs délais un médecin, en téléconsultation ou en cabinet.  Pendant la période de l’épidémie, l’Assurance Maladie a mis en place un numéro destiné à aider les patients susceptibles d’avoir le Covid-19 à trouver un médecin quand ils ne peuvent accéder normalement à leur médecin traitant. Ce numéro d’appel, le 09 72 72 99 09 (service gratuit + prix de l’appel), est ouvert 7 jours sur 7, de 8h00 à 19h00. Réservé aux seuls patients susceptibles d’être atteints du Covid-19 et ne présentant pas de signe de gravité, il permettra de leur donner une liste de plusieurs médecins généralistes disponibles, et qui ont préalablement indiqué à l’Assurance Maladie leur accord pour recevoir des patients potentiellement atteints du Covid-19 n’appartenant pas à leur patientèle habituelle. Les téléconseillers de l’Assurance Maladie pourront également orienter ces patients pour qu’ils bénéficient d’un test virologique, accessible sur prescription, en leur indiquant les sites de prélèvement les plus proches de chez eux.

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS. Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé – OMS.

 

Quels sont les symptômes du coronavirus COVID-19 ?
Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

 

Existe-t-il un vaccin ?
Il n’existe pas de vaccin contre le coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

 

Comment se transmet le coronavirus COVID-19 ?
La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection.  Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.

 

Quel est le délai d’incubation de la maladie ?
Le délai d’incubation, période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes.  Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant cette période le sujet peut être contagieux.

 

Origine et évolution de l’épidémie

  • Décembre 2019 : identification d’un foyer infectieux à Wuhan en Chine
  • 9 janvier 2020 : identification de l’agent infectieux, le Covid-19
  • Janvier 2020 en France : instauration du stade 1 pour freiner l’introduction du virus
  • 27 février 2020 en France : instauration du stade 2 pour identifier et circonscrire les foyers et freiner la propagation
  • 14 mars 2020 en France : instauration du stade 3 pour atténuer les effets de la vague épidémique
  • 17 mars 2020 en France : instauration du dispositif de confinement sur l’ensemble du territoire et pour quinze jours minimum
  • 27 mars 2020 en France : prolongement du dispositif de confinement jusqu’au 15 avril
  • 6 avril 2020 en France : lancement d’une vaste opération de dépistage des personnes les plus vulnérables, en mettant la priorité sur les personnes âgées, les personnes handicapées les plus fragiles et les professionnels qui les accompagnent en établissement
  • 13 avril 2020 en France : prolongement du dispositif de confinement jusqu’au 11 mai
  • 28 avril 2020 en France : présentation par le Premier ministre de la stratégie nationale de déconfinement, à l’Assemblée nationale
  • 11 mai 2020 en France : déconfinement progressif de la France
  • 2 juin 2020 en France : une nouvelle étape du déconfinement s’ouvre à partir du 2 juin et pour une durée de trois semaines : l’occasion de revenir progressivement à la vie normale. La liberté est la règle mais quelques contraintes subsistent pour limiter la propagation du virus
  • 14 juin 2020 en France : allocution du président de la République sur le déconfinement
  • 10 juillet en France : fin de l’état d’urgence sanitaire
  • 20 juillet en France : le port du masque « grand public » est rendu obligatoire dans tous les lieux clos (décret)

Les actions mises en place à l’Adapei du Doubs pendant le confinement

  • Mise en place d’une cellule de crise pour l’organisation de la continuité de l’activité
  • Mise en place d’une veille active pour appliquer les directives gouvernementales relayées par l’ARS de Bourgogne Franche-Comté
  • Activation du Plan Bleu pour assurer la continuité de service
  • Mise en place de numéros d’urgence, communiqués aux familles et aux usagers.
  • Continuité de l’accompagnement à distance en assurant des contacts réguliers avec les personnes accompagnées en milieu ordinaire ou maintenues à domicile (ESAT par exemple)
  • Redéploiement interne des professionnels sur les pôles pour assurer la continuité de l’activité
  • Mise en place d’actions de communication et de sensibilisation aux gestes barrières
  • Adaptation en Facile A Lire et à Comprendre de nos supports de sensibilisation pour les personnes accueillies
  • Mise en place d’un affichage spécifique actualisé pour l’ensemble de nos structures précisant les conduites à tenir
  • Mise en place du télétravail pour les professionnels qui y ont accès
  • Renforcement de l’hygiène des mains et du plan de nettoyage des locaux
  • Surveillance médicale accrue pour toutes les personnes résidant en foyer
  • Prise en charge des personnes symptomatiques au sein de nos structures d’hébergement en collaboration avec l’ARS et le CPIAS
  • Orientation des cas graves vers les structures hospitalières, sur décision médicale

Chaque direction met en place un numéro d’astreinte joignable 7 jours sur 7 à l’attention de l’autorité de tutelle et des familles.

  • Pour l’ensemble du pôle Enfance et Adolescence, le numéro d’urgence est le  :
    06 30 23 78 78

 

  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Pays de Montbéliard, les numéros d’urgence sont les :
    03 81 32 63 00
    , ou le 06 79 00 92 35
  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Grand Besançon, le numéro d’urgence est le :
    03 81 52 77 49
  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Haut-Doubs, les numéros d’urgence sont les :
    03 81 46 22 41, ou le 06 76 11 11 70

 

  • Pour le pôle Accompagnement et Habitat, le numéro d’urgence est le :
    06 73 99 15 49

Le foyer de vie de Gilley et la MAS du Pays de Montbéliard ont chacun créé un groupe fermé Facebook, uniquement accessible aux familles, pour partager photos et actualités durant cette période de confinement. Vous êtes représentant légal d’une personne accompagnée dans une de ces structures et vous souhaitez rejoindre l’un de ces groupes, contactez Pierre-Marie Bonnot, chargé de communication : pierremarie.bonnot@adapeidudoubs.fr

La situation de crise mondiale générée par l’épidémie du COVID19 suscite des craintes légitimes. Comme à chaque événement exceptionnel, les cybercriminels cherchent à tirer profit de la baisse de vigilance des personnes directement ou indirectement concernées pour les abuser. Il est donc primordial de redoubler d’attention pour ne pas tomber dans leurs pièges (formulaire vérolé pour bénéficier d’un remboursement des impôts, fausses applications de suivi de propagation du COVID-19 contenant un virus informatique…).

Le meilleur anti-virus, c’est vous !

  • Méfiez-vous des messages (mail, SMS, chat…) ou appels téléphoniques d’origine inconnue ou inattendus.
  • Vérifier la fiabilité et la réputation des sites que vous visitez et ne téléchargez des applications que depuis les « stores » officiels.
  • Soyez vigilants aux fausses informations.
  • Attention aux appels aux dons frauduleux.
  • Soyez attentifs aux fausses commandes ou aux modifications de virements bancaires frauduleux.

Ne vous précipitez pas et prenez toujours le temps de la réflexion/confirmation.

Foire aux questions

Chaque direction met en place un numéro d’astreinte joignable 7 jours sur 7 à l’attention de l’autorité de tutelle et des familles.

  • Pour l’ensemble du pôle Enfance et Adolescence, le numéro d’urgence est le  :
    06 30 23 78 78

 

  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Pays de Montbéliard, les numéros d’urgence sont les :
    03 81 32 63 00
    , ou le 06 79 00 92 35
  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Grand Besançon, le numéro d’urgence est le :
    03 81 52 77 49
  • Pour le pôle Travail Insertion Professionnelle Haut-Doubs, les numéros d’urgence sont les :
    03 81 46 22 41, ou le 06 76 11 11 70

 

  • Pour le pôle Accompagnement et Habitat, le numéro d’urgence est le :
    06 73 99 15 49

Mon accès aux droits

La réouverture de l’accueil physique des MDPH s’organise de manière progressive à compter du 11 mai et est adaptée aux contextes locaux (situation épidémique des territoires, configuration des locaux). Lors de cette reprise d’activité, les mesures de simplification administrative vont se poursuivre afin de garantir l’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap. L’organisation de l’accueil physique se fait dans des conditions assurant la sécurité sanitaire des personnes handicapées et des professionnels (moins de personnes accueillies pour permettre le respect de la distanciation physique, mise à disposition de solutions hydro-alcooliques, séparations des espaces, équipements de protection pour les professionnels des MDPH). Vous êtes informés par tous les moyens de communication de la reprise de l’accueil physique, notamment pour les horaires restreints, l’accueil uniquement sur rendez-vous, etc. La reprise d’activité doit également permettre la reprise des rendez-vous individuels physiques priorisés sur les situations les plus complexes, par exemple.Les visites à domicile s’organisent notamment pour permettre de consolider les évaluations en besoins d’aides humaines, techniques ou d’aménagement du logement. Vous devez donner votre accord pour ces visites à domicile. Pour limiter vos déplacements, pendant la période de déconfinement progressive, les dispositifs d’accueil téléphonique renforcé, les rendez-vous téléphoniques ou par visiophonie, l’usage du courriel et des téléservices, sont maintenus. Enfin, pour éviter les déplacements trop longs, les accueils de proximité dans les antennes territoriales des MDPH sont renforcés.

Un mécanisme de prorogation automatique de 6 mois de tous les droits donnant lieu à une décision de la MDPH a été mis en place. Cela concerne tous les droits et prestations faisant l’objet d’une demande auprès MDPH :
• L’allocation aux adultes handicapés (AAH-1 et AAH-2) et le complément de ressources pour les personnes qui continuent d’en disposer (CPR) ;
• L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et ses compléments ;
• La prestation de compensation du handicap (PCH) (les éléments qui concernent des dépenses régulières ;
• L’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) ;
• Les orientations en établissement médico-social ;
• Les orientations professionnelles ;
• La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ;
• La carte mobilité inclusions (CMI) ou les cartes qu’elle remplace (carte de priorité, carte d’invalidité et carte européenne de stationnement pour personnes handicapées).
En conséquence, vous n’avez aucune démarche à effectuer, la prolongation est automatique. Aucune décision, ou avis le cas échéant, de la CDAPH ou du président du conseil départemental n’est nécessaire. Le versement de vos prestations monétaires seront prolongés par les caisses d’allocations familiales (pour l’AAH et l’AEEH) et les départements (pour la PCH). Concernant l’AAH et ses compléments (complément de ressources, majoration pour vie autonome, afin de permettre la continuité de la prise en compte des changements de situation, le système de déclarations trimestrielles de ressources perdure et vous pouvez les adresser par tout moyen, en continuant de privilégier si possible les téléservices (www.caf.fr et www.msa.fr notamment).

Les mesures de simplification ont été renforcés concernant les droits relatifs à l’orientation scolaire et les prestations associées afin d’assurer dans les meilleures conditions pour les enfants en situation de handicap et leurs familles, la prochaine rentrée scolaire. Ainsi, toutes les orientations scolaires et les prestations associées devant être renouvelées, sans changement d’orientation, d’ici le 31 août et pour lesquels les MDPH n’auraient pas été en mesure de rendre une décision avant le 31 juillet, sont reconduites automatiquement pour toute l’année scolaire 2020-2021. Par ailleurs, les MDPH ont poursuivi leur activité durant toute la période de confinement, et ont mis en place des circuits de traitements courts des nouvelles demandes liées à une situation complexe ou d’urgence, ainsi que des nouvelles demandes d’orientation scolaire.

Mon enfant ne retourne pas à l’école  / institut

A compter du mois de juin, pour continuer à bénéficier de l’activité partielle pour garder votre enfant, vous devrez transmettre à votre employeur un justificatif établi par l’école ou votre établissement attestant de la non possibilité d’accueillir votre enfant, ou de l’accueil partiel de votre enfant. Votre activité partielle sera déclarée par votre employeur selon les mêmes modalités qu’auparavant. En cas d’accueil partiel permettant votre reprise d’activité durant les période d’accueil, votre employeur déclarera une activité partielle réduite, en fonction des heures de travail n’ayant pu être effectuées, selon les mêmes modalités qu’auparavant (pour tout renseignement sur l’activité partielle, les salariés et les employeurs peuvent consulter le site du ministère du Travail : https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/questions-reponses-par-theme/article/garde-d-enfants-et-personnes-vulnerables.

Si votre enfant ne peut pas être accueilli ou que l’établissement scolaire de l’enfant reste fermé ou que l’enfant ne peut pas être accueilli, vous continuerez à bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire dans les mêmes conditions qu’au mois de mai. Si votre enfant peut être accueilli à l’école ou en établissement de manière partiel, sur quelques jours ou quelques heures dans la semaine, et que vous pouvez reprendre votre activité pendant la durée d’accueil de votre enfant, vous bénéficierez d’indemnités journalières uniquement pour les journées pour lesquelles votre enfant ne pourra être accueilli à temps complet par l’établissement. En effet, les indemnités journalières étant versées sur une base journalière, elles pourront être perçues pour la journée entière même si l’enfant est que partiellement accueilli sur une demi-journée. En revanche, aucune indemnité journalière ne sera versée si l’enfant est accueilli sur la journée entière.

Oui, l’ordonnance des ministères du Travail et de l’Économie et des Finances, du 22 avril, proroge le versement de l’allocation de soutien familial au-delà du délai réglementaire de quatre mois, à la demande du parent créancier, lorsque celui-ci n’est pas en mesure d’obtenir ou de transmettre pendant la période de crise les justificatifs d’engagement de procédure en fixation de pension alimentaire. Les justificatifs habituels peuvent être remplacés par une attestation sur l’honneur s’il n’est pas en mesure de transmettre les pièces juridiquement requises, qui devront être transmises à l’organisme dans un délai de trois mois à compter de la cessation de l’état d’urgence, à défaut de quoi le droit à l’allocation de soutien familial pourra être réexaminé, y compris pour la période de crise.

Non, l’ordonnance des ministères du Travail et de l’Économie et des Finances, du 22 avril, prévoit que le droit à l’AEEH est prolongé malgré l’atteinte par l’enfant de la limite d’âge de 20 ans dans le cas où la CDAPH n’a pu rendre une décision sur le droit à l’AAH du jeune adulte et jusqu’à la date de cette décision et dans la limite de deux mois après la fin de l’état d’urgence, sans toutefois permettre un cumul de l’AEEH et de l’AAH pour un même mois et un même enfant.

Pour les familles faisant le choix de maintenir en confinement leur enfant, il convient de prévoir une mobilisation renforcée des professionnels médico-sociaux pour assurer la continuité de l’accompagnement et le relayage des familles. Il est notamment préconisé, si l’enfant n’a pu être priorisé pour un retour complet en externat alors qu’il est souhaité, de prévoir systématiquement un ou des temps d’évaluation sur site en cas de nécessité de recours à un plateau technique. Les externats mobilisent, en fonction de leurs ressources, une partie de leur équipe d’accompagnement ainsi que l’ensemble des ressources disponibles sur le territoire (Sessad, Savs, Samsah, Saad,) qu’ils coordonnent pour les appuyer dans leurs interventions à domicile. Aussi, l’accompagnement « hors les murs » est une solution alternative au maintien à domicile. Cette solution « hors les murs », individualisée ou en petit groupe, en séquentiel, ou sur les 5 jours de la semaine, peut favoriser le répit ou la reprise d’activité professionnelle des proches aidants sans nécessiter un retour au sein de l’établissement. A ce titre, les effectifs de l’externat sont mobilisables hors les murs et peuvent être renforcés le cas échéant avec l’appui d’un SESSAD ou d’un SAVS ou d’un SAMSAH. Pour les enfants restant au domicile par choix ou par défaut de places, il est systématiquement proposé un accompagnement à la reprise des consultations ou hospitalisations en lien avec le handicap et/ou une ou des pathologies chroniques. Un soutien actif est ainsi proposé pour la reprise de l’accès aux soins et des rééducations, le cas échéant, en milieu ordinaire (hôpital, soins de ville).

Les élèves en situation de handicap maintenus à domicile bénéficient d’une continuité pédagogique assurée par des enseignants n’intervenant pas en présentiel dans les classes ou les unités d’enseignements. Pour faciliter la mise en oeuvre des adaptations pédagogiques à domicile, un ensemble d’initiatives et de ressources pédagogiques disponibles, à destination des enseignants et des familles, restent en accès libre sur la page web du Ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse Eduscol et sur Cap Ecole Inclusive : https://www.reseau-canope.fr/cap-ecole-inclusive. Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) qui le souhaitent peuvent poursuivre l’accompagnement des élèves à distance uniquement, notamment par téléphone. Ils ne sont pas autorisés à se rendre au domicile personnel des élèves et de leurs représentants légaux. Enfin, les services médico-sociaux qui renforcent leurs interventions à domicile en appui de la sortie progressive du confinement, tout comme les services d’aide et d’accompagnement à domicile, équipés en matériel de première ligne, contribueront à la continuité pédagogique, à la reprise progressive de l’activité professionnelle des parents et au besoin de répit des familles et des fratries. Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) qui le souhaitent peuvent poursuivre l’accompagnement des élèves à distance, notamment par téléphone ou messagerie électronique. Cet accompagnement se réalise dans une interface entre l’enseignant, la classe et l’élève au domicile. Chaque académie dispose d’un numéro de téléphone dédié pour répondre à toutes les questions que les parents pourraient avoir sur la continuité pédagogique pour leur enfant en situation de handicap. Certains points les concernant sont également évoqués dans les FAQ publiées sur le site du ministère de l’Education Nationale.

Les enseignants spécialisés qui enseignent dans les établissements médico-sociaux ou en unité d’enseignement à l’école disposant d’une adresse académique peuvent utiliser les plateformes de continuité éducative du CNED, en complément des initiatives des établissements et des enseignants et sans prétention d’exhaustivité. A la différence des inscriptions classiques au CNED, c’est l’enseignant de l’élève qui est le garant de la continuité pédagogique. Le dispositif de classe virtuelle du CNED permet aux enseignants de proposer des ressources aux élèves et les orienter vers des contenus adaptés à leur situation. L’accès au service de classe virtuelle est immédiatement opérationnel, une fois que l’enseignant à renseigner son profil enseignant et son académie d’implantation (ne pas utiliser académie « autre »). La création de comptes élèves se fait librement sans contrôle d’appartenance à telle ou telle structure.

Mon enfant retourne à l’école 

Le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse met en ligne une nouvelle foire aux questions « L’école inclusive à l’heure du déconfinement », à destination des élèves en situation de handicap ou à besoins spécifiques, de leurs parents et des AESH :
https://www.education.gouv.fr/ecole-inclusive-et-deconfinement-les-reponses-vos-questions-303384#.Xr7MD_P6vi8.twitter

Les plateaux techniques des externats et accueils de jour pourront être mobilisés en ce sens, à condition de respecter les mesures de protection sanitaire. Le recours au plateau technique vous permettra :
• D’évaluer la situation de handicap de votre enfant ;
• De retravailler son projet personnalisé suite à cette évaluation ;
• De reprendre progressive les accompagnements suspendus durant la période de confinement.
L’accompagnement de la personne jusqu’au lieu d’intervention doit se faire préférentiellement sous forme d’un transport individualisé, et par les familles autant que possible ou par un transport de personne à mobilité réduite (TPMR) de la structure si les proches aidants ne peuvent assurer ce transport.

Les élèves en situation de handicap font leur rentrée comme les autres écoliers, selon le même calendrier et la même méthode que ceux fixés par le Premier ministre. Ils font partie des publics prioritaires identifiés par l’Education nationale. La reprise s’organise, d’une part, dans le respect des règles de déconfinement fixées par les autorités de l’Etat à l’échelle de chaque territoire, et, d’autre part, dans des conditions d’organisation définies, en lien avec les collectivités locales et des équipes éducatives, pour assurer le strict respect des règles sanitaires définies par le ministère de la Santé. La scolarisation des élèves en présentiel repose sur le libre choix des familles, l’instruction restant obligatoire. Afin de limiter au maximum le brassage entre élèves, le respect de la doctrine sanitaire implique que les élèves des unités d’enseignement (UE) et des unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS) sont scolarisés soit dans leur classe de regroupement soit dans leur classe de référence. Les allers-retours entre ces classes ne sont autorisés qu’au cas par cas, en fonction de la situation de l’établissement. Maximum 15 élèves par classe. Les parents d’élèves jouent un rôle essentiel dans le retour de leurs enfants dans les écoles. Les parents sont invités à prendre la température de leur enfant avant le départ pour l’école. En cas de symptôme ou de fièvre (37,8°C ou plus), l’enfant ne doit pas se rendre à l’école. Les personnels procèdent de la même manière.

L’ensemble des adultes présents dans l’école ou l’établissement s’assurent du respect des gestes barrière par l’ensemble des élèves présents. Pour les enfants à besoins particuliers, une pédagogie adaptée et ludique aux gestes barrière et à la distanciation est mise en place par les professionnels spécialisés et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), le cas échéant. Il est important que les familles prolongent l’enseignement sur les gestes barrière dans le milieu familial en cohérence et en continuité avec ce qui est demandé à l’école. Les services médico-sociaux, les équipes mobiles d’appui à la scolarisation et les rééducateurs, sous convention avec l’école, l’établissement scolaire ou les autorités académiques, les personnels des unités d’enseignement (UE), sont mobilisés pour intervenir dans les écoles en appui des enseignants ou pour limiter les allers-retours des élèves. Ces professionnels disposent des protections nécessaires et interviennent dans le strict respect de la doctrine sanitaire. La reprise des rééducations revêt un caractère prioritaire, en particulier lorsqu’elles ont été interrompues pendant le confinement.

Les coordinateurs des ULIS et les professionnels des UE ont les missions suivantes :
• Prise en compte de la situation des élèves due au confinement et du renforcement éventuel des difficultés de comportement ou de l’anxiété ;
• Réapprentissage au rythme de l’élève des routines et des repères scolaires à l’aide de supports adaptés aux âges des élèves et aux modes de communication qui leurs sont familiers : pictogrammes, MAKATON, Langue des signes française (LSF), Facile à lire et à comprendre (FALC), etc. ;
• Appui ressources auprès des autres enseignants en matière d’adaptation pédagogique pour la réalisation des gestes barrière et de distanciation physique, pour mieux prendre en compte les conséquences éventuelles du confinement, réinstaller les repères.

Les AESH voient leur rôle se renforcer au service de la protection sanitaire des élèves en situation de handicap et dans la relation aux familles. En effet, leur rôle est primordial pour :
• Expliquer et éduquer aux gestes barrière, impliquer ces élèves dans les adaptations nécessaires ;
• Prendre le temps de remettre en place les routines et rituels, pour beaucoup perdus ou modifiés.
De plus, pour l’accompagnement des élèves à la réalisation des actes essentiels de la vie nécessitant un rapprochement plus important (enfiler un manteau par exemple, aider à écrire), les AESH seront équipés en complément, si nécessaire et en lien avec les familles, de gel hydro-alcoolique, de lingettes désinfectantes, de visières ou lunettes de protection le cas échéant. Un protocole détaille les missions éducatives et de protection sanitaire des AESH pour la reprise dans les écoles et établissements scolaires à partir du 11 mai.

Les autorités sanitaires ne préconisent pas le port de masques de type sanitaire (FFP2, FFP1) pour les personnels en contact avec les élèves, quel que soit l’âge de ces derniers. Le port d’un masque « grand public » est toutefois obligatoire (en maternelle, primaire, collège et lycée) pour les personnels lorsqu’ils sont en présence des élèves. Le ministère met à disposition de tous les agents en contact direct avec les élèves au sein des écoles et établissements des masques dits « grand public » de catégorie 1 à raison de deux masques par jour de présence. Le port du masque en permanence est donc recommandé aux AESH.

Les professionnels du médico-social bénéficient du mode de garde de leurs enfants, qu’ils soient ou non en situation de handicap et quel que soit leur mode d’accompagnement. La mise en place d’une garde pour les enfants des professionnels de santé qui sont en situation de handicap, n’est pas conditionnée à la mise en place d’un PAI pour l’enfant.
La CAF a mis en place un certain nombre de dispositions :
• L’accueil des enfants dans les crèches est gratuit ;
• Les parents peuvent faire connaitre leurs besoins de garde pour les enfants jusqu’à 16 ans en ligne sur https://www.monenfant.fr. Leurs données sont ensuite transmises à la Préfecture du département, qui étudie leurs besoins et proposent les solutions disponibles, en lien avec les Caf.

Le port du masque grand public est recommandé pour les personnes en situation de handicap qui le peuvent, en présence d’un professionnel ou de proches au sein des externats (dont les IME) lorsque la règle de distanciation physique ne peut être respectée, à l’exception :
• Des enfants jusqu’à l’âge du collège (11 ans) ;
• Des enfants pour lesquels le port du masque ne serait pas possible au regard du handicap. Des alternatives peuvent être recherchées, notamment dans le port de visière longue en veillant à respecter des règles de distanciation.
Le port du masque chirurgical est par ailleurs recommandé pour les personnes en situation de handicap exposées, du fait de leurs co-morbidités, à un risque de forme sévère du COVID-19 dans les mêmes conditions que ci-dessus, ou en cas d’apparition de symptômes du COVID-19 le temps de la prise en charge. Il appartiendra aux parents ou aux proches aidants de fournir des masques grand public à leurs enfants ou proches en situation de handicap. Il est néanmoins recommandé aux organismes gestionnaires de doter leurs établissements d’un stock de masques grand public afin d’équiper les personnes accueillies qui en seraient dépourvues.

Mon proche fait le choix de rester confiné à domicile

Les plateaux techniques des externats et accueils de jour peuvent être mobilisés en ce sens, à condition de respecter les mesures de protection sanitaire.
Le recours au plateau technique vous permettra :
• D’évaluer la situation de handicap de votre proche ;
• De retravailler son projet personnalisé suite à cette évaluation ;
• De reprendre progressive les accompagnements suspendus durant la période de confinement.
L’accompagnement de la personne jusqu’au lieu d’intervention doit se faire préférentiellement sous forme d’un transport individualisé, et par les familles autant que possible ou par un transport de personne à mobilité réduite (TPMR) de la structure si les proches aidants ne peuvent assurer ce transport.

Oui, vous devrez solliciter votre médecin traitant ou un médecin de ville pour qu’un certificat d’isolement vous soit établi. Vous devrez remettre ce certificat à votre employeur afin que celui-ci puisse vous placer en activité partielle. Pour plus d’informations : https://www.ameli.fr/assure/actualites/covid-19-modification-du-dispositif-dindemnisation-des-interruptions-de-travail-des-salaries. Les renseignements sur l’activité partielle sont disponibles sur le site du ministère du Travail ou auprès des employeurs.

Pour les personnes qui ne relèvent pas d’un statut de salarié, les modalités des arrêts dérogatoires restent inchangées à compter du 1er mai 2020. Il leur a toutefois été demandé de réitérer leur demande d’arrêt de travail au 1er mai, l’ensemble des arrêts dérogatoires en cours étant interrompus depuis le 30 avril. Plus particulièrement pour les personnes qui cohabitent avec une personne vulnérable, elles peuvent également, en l’absence de solution de télétravail, solliciter leur médecin traitant ou un médecin de ville, qui pourra prescrire un arrêt de travail s’il l’estime nécessaire. Pour plus d’information : https://www.ameli.fr/assure/actualites/covid-19-modification-du-dispositif-dindemnisation-des-interruptions-de-travail-des-salaries.

Pour les personnes en situation de handicap pour lesquelles un isolement ou une limitation des déplacements est conseillé, les mesures dérogatoires permettant un accès aux prises en charge à distance seront prolongées autant que nécessaire (facturation de téléconsultations, séances de préparation à la naissance et bilan valorisant la prévention à distance par les sages-femmes, IVG médicamenteuse à distance, télésoin orthophoniste, ergothérapeutes, psychomotriciens, masseurs-kinésithérapeutes). La reprise des soins s’accompagnera de la reprise des aides à domicile. Ainsi les services à domicile (SAAD) reprendront contact avec les personnes qu’ils accompagnent pour recommencer leurs activités, avec les mesures de protection adaptées.

Le développement de solutions de répit demeure une priorité de la stratégie de déconfinement, que le confinement ait conduit à l’épuisement de certains proches aidants, ou que les conditions de reprise continuent de les mobiliser fortement en faisant émerger un nouveau besoin de soutien. Une attention particulière doit ainsi être portée aux familles qui feront le choix de maintenir le confinement de leur proche aidé, ou qui ne pourront retrouver immédiatement le niveau souhaité d’accompagnement en externat / accueil de jour ou internat faute de places dans un contexte de forte contrainte sur les conditions d’accueil des personnes pour respecter les consignes sanitaires. Ainsi, des solutions de relais des aidants à domicile peuvent être mises en place par les équipes des ESMS : interventions de 1 heure ou plus jusqu’à 12 h en continu au domicile (sauf pour les SAAD inscrits dans le dispositif de l’expérimentation nationale du relayage à domicile, permettant une présence continue de 36 heures minimum au domicile jusqu’à 6 jours maximum) ou promenades accompagnées par un professionnel autour du domicile. Des solutions de répit ou des accueils en urgence du domicile sont développés. Pour développer les solutions, il convient de maintenir l’identification par territoire :
• D’au moins 1 structure d’accueil de recours en accueil temporaire pour enfants ;
• D’au moins 1 structure d’accueil de recours en accueil temporaire pour les adultes.
Cette structure propose un séjour de répit à la famille et met en place une évaluation médico-sociale des besoins d’accompagnement de la personne. Les enfants et adultes accueillis en externat ou internat de semaine doivent pouvoir y accéder sur des séjours séquentiels de week-end afin de favoriser le répit des familles fortement sollicitées pendant le confinement. Le cas échéant, les structures peuvent aussi être désignées recours sur ces périodes.
Les capacités d’accueil temporaire pourront être notamment mobilisées dans les cas où un proche aidant serait malade ou une personne vivant seule ne disposerait plus d’une continuité d’accompagnement suffisante.
Si les interventions des ESMS et le plan d’aide PCH ne permettent pas d’apporter les solutions de répit adaptées, la caisse d’allocations familiales (CAF) peut être sollicitée pour proposer des solutions de répit complémentaires afin qu’elle puisse mobiliser un service d’aide aux familles à domicile conventionné dans le cadre d’un crédit d’heures ouvert au trimestre pour la famille.
Les solutions de répit sont également mobilisées à destination des assistants et accueillants familiaux qui accompagnent des enfants et jeunes en situation de handicap confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Sauf circonstances sanitaires particulièrement défavorables dans le territoire impliquant une doctrine spécifique de l’Agence régionale de santé, l’accueil en répit n’est pas conditionné au test Covid-19 de la personne handicapée. En revanche, il est recommandé qu’elle puisse prendre sa température avant de rentrer, et que le projet soit annulé en cas de symptôme d’infection ou de symptôme / maladie chez un proche.

Pour accompagner ces situations exceptionnelles, et en articulation avec l’organisation mise en place plus généralement à l’échelon territorial en soutien à la stratégie de déconfinement en matière de test, traçabilité et isolement, les Agences régionales de santé organisent le développement d’Unités Covid-19 dans quelques établissements de recours. Cette organisation doit être évolutive en fonction de la situation sanitaire du département concerné.
D’autres solutions peuvent être organisées au domicile si le proche aidant est tenu de s’isoler, notamment dans un hébergement autre.

Vous pouvez appeler votre Centre Communal d’Action Sociale qui est à votre disposition dans votre commune pour vous apporter des aides et des soutiens. Les SAAD peuvent également proposer ce type de prestations. Consultez également la plateforme solidaires-handicaps.fr, lancée le 31 mars 2020. Elle recense l’ensemble des solutions de solidarité à proximité de chez vous et vous facilite la mise en relation avec ces dispositifs d’appui (voir rubrique « Plateformes de solidarité nationale »).

Mon proche retourne en accueil de jour

Le port du masque grand public est recommandé pour les personnes en situation de handicap qui le peuvent, en présence d’un professionnel ou de proches au sein des accueils de jour des établissements lorsque la règle de distanciation physique ne peut être respectée, à l’exception :
• Des enfants jusqu’à l’âge du collège (11 ans) ;
• Des personnes pour lesquelles le port du masque ne serait pas possible au regard du handicap. Des alternatives peuvent être recherchées notamment dans le port de visière longue en veillant à respecter des règles de distanciation permettant d’assurer la protection des voies respiratoires de particules en suspension.
Le port du masque chirurgical est par ailleurs recommandé pour les personnes en situation de handicap exposées, du fait de leurs co-morbidités, à un risque de forme sévère du COVID-19 dans les mêmes conditions que ci-dessus, ou en cas d’apparition de symptômes du COVID-19 le temps de la prise en charge. Il appartiendra aux parents ou aux proches aidants de fournir des masques grand public à leurs enfants ou proches en situation de handicap. Il est néanmoins recommandé aux organismes gestionnaires de doter leurs établissements d’un stock de masques grand public afin d’équiper les personnes accueillies qui en seraient dépourvues.

Chaque personne handicapée et chaque famille doivent pouvoir choisir entre une reprise de l’accompagnement en structure d’accueil collectif et/ou un maintien (partiel ou total) de l’accompagnement à domicile. Le projet de reprise sera accompagné par l’évaluation de la situation individuelle et du bénéfice/risque attaché au déconfinement / maintien du confinement, conduite de manière pluridisciplinaire (au regard notamment des éventuelles difficultés du confinement, des conséquences des éventuelles modifications des accompagnements liés au confinement et d’une baisse d’intensité voire de rupture des accompagnements, des rééducations et des soins), associant la personne et la famille. L’enjeu est de permettre aux personnes handicapées et/ou à leurs familles/proches aidants de décider sur la base du respect de leurs droits individuels de la poursuite du confinement ou du déconfinement.

Mon proche est accueilli en structure d’hébergement

Des mesures de restriction des visites ont été mises en place dans les établissements au cours de la période de confinement afin de limiter la propagation de l’épidémie. Les règles applicables en la matière sont précisées dans le protocole relatif au confinement en ESSMS disponible sur le site du ministère des solidarités et de la santé : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-consignes-applicables-confinement-usld-covid-19.pdf
Afin d’accompagner le déconfinement, les directrices et directeurs d’établissements peuvent décider d’assouplir ces mesures, en lien avec les familles et après concertation collégiale avec l’équipe soignante et en particulier le médecin responsable et consultation du conseil de la vie sociale. Ces assouplissements s’organisent dans le respect des préconisations locales définies par l’ARS.
Au maximum, cet assouplissement tient compte du projet de vie des personnes, dont le choix de confinement doit pouvoir être recueilli et accompagné, le cas échéant par l’organisation si possible au sein de l’établissement d’un secteur permettant des règles de protection plus importantes pour les résidents qui le souhaitent.
Le maintien prolongé de mesures générales de restriction définies dans le protocole, incluant un droit de visite encadré des familles, peut néanmoins être envisagé dans les établissements accueillant des personnes particulièrement vulnérables à des formes graves du COVID-19, du fait de leurs co-morbidités, ou dans les territoires marqués par une circulation particulièrement active de l’épidémie. Une vigilance particulière devra être portée, dans ces cas, aux risques de décompensation comportementale ou de sur-handicap qu’il ferait peser sur les personnes accueillies, et leur accompagnement devra être recherché.

Les établissements adaptent leur organisation pour permettre aux personnes accompagnées qui le souhaitent de sortir de l’établissement, au même titre que les personnes en situation de handicap vivant dans un domicile personnel. Les personnes accompagnées doivent néanmoins être sensibilisées à la nécessité de se conformer, comme la population générale, aux gestes barrière dont les règles de distanciation physique, à la nécessité de limiter les allées et venues pour prévenir la propagation du virus au sein de l’établissement et au besoin de respecter des mesures particulières de prévention au retour dans l’établissement. Les retours en famille le week-end sont autorisés, dans le strict respect des consignes sanitaires et après échange avec la famille permettant notamment de vérifier l’absence de symptômes ou cas contact. A leur retour dans l’établissement après un week-end auprès de leurs proches, les personnes accueillies et leurs accompagnants font l’objet d’une prise de température frontale et d’un questionnement adapté visant à caractériser un éventuel risque de contamination. Les familles sont en outre sensibilisées aux mesures de protection sanitaire à mettre en place à leur domicile ou à l’occasion de sorties.

Les Agences Régionales de Santé (ARS) sont responsables du pilotage des opérations de dépistage. Elles veillent notamment à diffuser, auprès de ces établissements, la liste des laboratoires désormais habilités à procéder aux tests PT-PCR. Les établissements identifient en premier lieu les modalités d’organisation de la réalisation de ces tests avec les laboratoires locaux. Des équipes mobiles de dépistage peuvent également être organisées sous la coordination des ARS en lien étroit avec les collectivités territoriales concernées, en particulier les conseils départementaux, en mobilisant les ressources hospitalières et d’autres acteurs de santé afin de faciliter l’accès des ESMS aux tests diagnostiques. La doctrine relative au dépistage au sein des établissements pour personnes en situation de handicap demeure inchangée. Lorsqu’un premier cas apparaît dans un établissement auparavant indemne :
• Si les symptômes évocateurs de Covid-19 apparaissent chez un professionnel : il doit être testé par un test RT-PCR sans délai. Si un premier cas est confirmé parmi ces personnels, l’ensemble des personnels de l’établissement bénéficie d’un test par RT-PCR ;
• Si les symptômes apparaissent chez un résident : il doit être testé par un test RT-PCR sans délai. Dans la mesure du possible, il est pris en charge en milieu hospitalier ; à défaut, il fait l’objet d’un isolement strict en chambre. Si un premier cas est confirmé parmi les résidents, l’ensemble des personnels de l’établissement bénéficie d’un test par RT-PCR.
Lorsqu’un établissement a déjà des cas de Covid-19 connus :
• S’agissant des personnels : la recommandation est de tester tous les professionnels ayant des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
• S’agissant des résidents : pour mieux caractériser l’extension de l’épidémie et éclairer les nécessaires réorganisations internes dans l’établissement (en particulier, la constitution de secteurs dédiés aux résidents positifs au Covid, pour à la fois protéger les autres résidents et permettre, le cas échéant, d’assouplir l’isolement en chambre des résidents pour lesquels cela entraîne des conséquences psychologiques ou physiques fortes), les tests peuvent désormais être étendus au-delà des trois premiers résidents ayant des symptômes évocateurs de Covid-19.
L’accueil en externat d’une personne accompagnée à domicile au cours du confinement ne peut être conditionné à la réalisation préalable d’un test de dépistage, sous réserve de se conformer aux règles sanitaires en vigueur (notamment prise de température et pas d’accueil en cas de symptôme), sauf cas exceptionnels déterminés avec l’ARS, notamment pour les structures accompagnant des personnes à fort risque au sens de l’avis du Haut conseil de santé publique du 20 avril dernier.

Les mesures mises en place pendant le confinement demeurent. Lorsque l’hospitalisation s’avère nécessaire, les personnes en situation de handicap, et notamment les personnes handicapées vieillissantes, bénéficieront de la filière d’admission directe dans les services hospitaliers (associant capacités hospitalières de court séjour, soins de suite et de réadaptation, hôpitaux de proximité, établissements privés), prévue par la stratégie de prise en charge des personnes âgées. En cas d’hospitalisation, la présence d’un aidant professionnel ou familial auprès de la personne handicapée devra être envisagée à titre exceptionnel et dans des conditions très strictes de sécurité, lorsque l’établissement de santé n’est pas en mesure d’apporter l’accompagnement nécessaire. En outre, pour améliorer la connaissance par les services de régulation centres 15 (services des SAMU et des urgences) des risques spécifiques liés à certaines situations de handicap, sont mises à leur disposition de recommandations spécifiques sur les caractéristiques propres à certains handicaps, avec l’aide des associations de patients et familles. Pour les consulter, cliquez ici.

Les professionnels qui accompagnent habituellement votre proche, doivent transmettre au service hospitalier d’accueil la fiche des habitudes de vie et répondre aux questions des professionnels hospitaliers qui vont assurer les soins au quotidien. Ces derniers ne connaissent pas tous les particularités d’accompagnement des différents types de handicap (communication non verbale, évaluation de la douleur, repérage des troubles somatiques, habitude de vie pour manger, se déplacer, se laver et dormir). En se protégeant, les professionnels de la structure d’accueil peuvent accompagner votre proche à l’hôpital et l’aider à la bonne transmission des informations auprès de l’équipe hospitalière.

Mon proche travaille en ESAT

Les ESAT ont repris leurs activités de manière adaptée aux règles sanitaires en organisant des cycles de travail en effectifs réduits, avec des rotations d’équipes et toutes les mesures de réorganisation des modalités de travail et de la vie au travail permettant le respect des règles de distanciation, nécessaires à la sécurité et à la santé des travailleurs handicapés et des professionnels qui les accompagnent. Le recours à un masque « grand public » est recommandé dès lors que la distanciation n’est pas assurée.
Pour assurer les conditions de la reprise :
• L’ESAT informe chaque travailleur des modalités de reprise de l’activité, et rappelle à chaque travailleur la possibilité de solliciter son médecin traitant ou le médecin du travail ;
• Pour les travailleurs en situation de handicap dont le maintien au domicile est recommandé du fait de risques de santé les rendant plus vulnérables face à l’épidémie, les professionnels de l’ESAT renforceront l’accompagnement de ces personnes à domicile pour éviter les risques d’isolement et de perte de lien avec le collectif d’accompagnement et de travail ;
• La reprise d’activité doit débuter par un temps d’explication et de formation des travailleurs handicapés sur les nouvelles modalités d’organisation des conditions de travail, et l’importance et l’obligation des gestes barrière et de la distanciation.

Mon proche est accueilli en CAMSP

A compter du 11 mai, la reprise de l’activité au sein des CAMSP devra être proportionnée et progressive en tenant compte à la fois de l’urgence de la reprise des interventions et du profil particulier de chaque enfant. A l’instar de l’ensemble des structures d’accueil de jour des externats médico-sociaux, les modalités de reprise doivent combiner notamment :
• le respect des souhaits des responsables légaux sur la base d’une analyse bénéfices / risques, notamment quant à une reprise des interventions à domicile ou dans la structure : mettre tout en oeuvre pour accompagner la prise de décision sur la base du respect des droits individuels ;
• le respect d’un protocole sanitaire précisant les conditions de nettoyage et désinfection des locaux, l’utilisation des équipements de protection, les modalités de prise en charge en cas de symptôme du Covid-19 chez un enfant, son proche aidant ou un professionnel ;
• la bonne information des familles sur les nouvelles modalités d’accueil : accueil, nombre de personnes, gestes barrière à appliquer, préparation de l’enfant au rendez-vous, etc.
Il convient de privilégier la reprise des accompagnements individuels, mais les interventions collectives ne sont pas interdites si la situation des locaux le permet (groupes à petit nombre notamment).

Il est recommandé que les soignants portent un masque chirurgical. En cas de visite à domicile, les soignants doivent aussi porter un masque chirurgical. Pour les enfants de moins de 6 ans, il convient de rappeler :
• Que le masque n’est pas obligatoire (ce d’autant plus si l’enfant présente des troubles qui seront aggravés par le port du masque) ;
• Qu’ils peuvent être en difficulté pour comprendre et mettre en oeuvre les gestes barrière et qu’il convient de les accompagner par tout moyen.
Dans tous les cas, il conviendra de privilégier une communication à 1 mètre de distance. Il est rappelé que si les autres gestes barrière (lavages/désinfection des mains, masques) sont respectés, les nourrissons et bébés peuvent être pris dans les bras en cas de nécessité, et les parents doivent avoir accès à la séance comme recommandé par la société française de néonatologie pour les services hospitaliers.

J’ai un proche autiste avec des troubles du spectre de l’autisme et des troubles du neuro-développement

Ce forfait « bilan et interventions précoces » permet le financement par l’Assurance maladie, sans reste à charge pour les familles, d’un bilan ainsi que d’un minimum de 35 séances d’intervention de 45 minutes sur un an (psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens) pour les enfants avec des troubles du spectre de l’autisme et des troubles du neuro-développement.
Afin de ne pas risquer de pertes de chances, le Forfait peut être prolongé au-delà des 12 mois, de la durée correspondant à celle de l’arrêt des accompagnements pendant l’état d’urgence sanitaire.

Il est demandé aux PCO et leurs structures partenaires de reprendre leur activité si celle-ci a été interrompue dans sa partie repérage et orientation. Dans ce cadre, il leur est demandé :
• de faire un point avec les familles sur l’urgence de la situation : la visio-conférence permet d’accélérer le processus d’évaluation, en initiant les processus en ligne avant d’en venir à un accueil physique ainsi que de limiter les déplacements, et la durée de présence sur place ;
• d’organiser le parcours au regard des contraintes des familles, de transport et de locaux des structures composant la plateforme, avec notamment un recours :
– au télé-soin quand cela s’avère nécessaire et possible au regard de la situation médicale de l’enfant ; aux visites à domicile en appliquant les gestes barrière recommandés,
– au parcours en libéral avec les professionnels disponibles (ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues, financés par le forfait d’intervention précoce et autres professionnels conventionnés) quand cela est possible ;
• d’offrir systématiquement un accompagnement parental structuré (programmes d’accompagnement validés scientifiquement et répondant aux troubles de l’enfant), à distance, quand le besoin est constaté et priorisé. Les groupes initialement menés en collectifs dans les locaux peuvent être proposés via Internet si les parents ont les moyens de se connecter.
Il est rappelé qu’une partie des processus diagnostics peuvent être menés en télé-soin : initiation de l’investigation clinique (premier contact avec la famille, histoire développementale, etc.), et de l’orientation pluridisciplinaire ; initiation des dossiers administratifs ; et orientation vers la crèche ou l’école.

Autres dispositifs d’aide

Mobilisation des 900 0000 membres du mouvement Unapei pour garantir la continuité de l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
Plus d’informations : https://unisetsolidaires.unapei.org/

Cette plateforme nationale, portée par  Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, propose de centraliser :

  • des inscriptions de familles ou personnes handicapées pour demander de l’aide de proximité, car isolées et en difficultés
  • des inscriptions pour se proposer comme bénévoles auprès de familles ou de personnes handicapées en proximité
  • des initiatives informant les familles et les personnes handicapées des soutiens existants

Cliquez ICI : www.solidaires-handicaps.fr

La plateforme d’écoute Autisme Info service est renforcée pour soutenir les familles pendant la période de confinement.
Joindre la plateforme :
Par téléphone : 0800 71 40 40 (appel gratuit)
Du lundi au vendredi de 9h -13h + mardi de 18h – 20h
Site internet : https://www.autismeinfoservice.fr/

Dans ce contexte de crise sanitaire et de confinement nécessaire, les familles ayant un enfant en situation de handicap sont particulièrement exposées à l’isolement et à l’épuisement physique ou psychologique. La plate-Forme Tous Mobilisés, mise en place à l’initiative de la fédération nationale Grandir Ensemble, a pour but d’accompagner les familles dans cette période difficile, en les aidant à trouver des solutions concrètes pour organiser leur quotidien.

Cliquez ICI pour vous rendre sur le site dédié.

www.facebook.com/tousmobilises2020

Continuité pédagogique pour les élèves à besoins éducatifs particuliers :
Le 1er avril 2020, le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse à mis en ligne sur sa page web EDUSCOL un ensemble de ressources pédagogiques à destination des enseignants et des familles afin de les aider à adapter l’enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Ces ressources, régulièrement enrichies d’autres ressources, sont réparties en deux parties :
des ressources pour tous les élèves à besoins éducatifs particuliers
des ressources en fonction des troubles de certains élèves

Le ministère de l’Education nationale et le Réseau Canopé ont décidé de mettre en accès libre cette plateforme dans le but de mettre à disposition des familles les outils d’observation et d’adaptation pédagogique utilisés en classe.

https://www.reseau-canope.fr/cap-ecole-inclusive

Le centre hospitalier régional met en place une permanence d’écoute psychologique en lien avec l’épidémie.

Le  numéro est joignable 7 jours sur 7 de 8h30 à 18h00 au 03 81 66 88 22.

Cliquez ICI pour plus d’informations.

L’association Voisins Solidaires, avec le ministère de la Cohésion des Territoires et des relations, les collectivités territoriales et AG2R La Mondiale proposent un kit gratuit « Coronavirus : et si on s’organisait entre voisins ? ». Il a pour objectif d’aider les habitants à organiser l’entraide (affiche, tract, annuaire des voisins, panneau des voisins). Ce kit est téléchargeable en ligne. Il comprend flyer, affiche, annuaire.

Plus d’informations : https://voisinssolidaires.fr/

La Croix Rouge lance un dispositif d’écoute et de livraison solidaire.

Le numéro est disponible 7 jours sur 7 de 8h00 à 20h00 au 09 70 28 30 00.

Cliquez ICI pour plus d’informations.

Afin de garantir la continuité des activités vitales pour les plus précaires et de rompre l’isolement des plus vulnérables, le gouvernement appelle à une mobilisation citoyenne en lançant une plateforme dédiée. Elle permet aux structures (associations, CCAS, MDPH, collectivités, opérateurs publics, etc.) de faire état de leurs besoins de renforts autour de 4 missions prioritaires :
– Aide alimentaire et aide d’urgence
– Garde exceptionnelle d’enfants
– Lien avec les personnes fragiles isolées
– Solidarité de proximité
Plus d’informations : https://covid19.reserve-civique.gouv.fr/

Nous leur disons MERCI !

Merci aux communes, institutions, entreprises, partenaires et bénévoles qui soutiennent nos équipes et les personnes que nous accompagnons !

Guide AFNOR pour la réalisation de masques en tissus 

Vous pouvez télécharger depuis le site de l’AFNOR le guide vous permettant de fabriquer un modèle de masque barrière :

En savoir plus ?

Consulter régulièrement le site internet du gouvernement : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
ainsi que sa Foire Aux Questions (FAQ).

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